Il y a un dragon dans ma soupe


En ce moment je passe du temps sur Dragon’s Dogma, la nouvelle IP de chez Capcom (c’est assez rare de nous jour que de grand studio prennent le risque de sortir de vraies nouveautés donc voyons si le studio n’a pas perdu la main.)

Avant tout Dragon’s Dogma qu’est ce que c’est ?

C’est un RPG Japonais (J-RPG) qui essaye de s’occidentaliser, hors l’univers du J-RPG est vraiment différent de celui du W-RPG, et beaucoup de studio Japonais essayent comme cela de faire « plus occidental » à tord, D’ailleurs Dragon’s Dogma (DD) emprunte à pas mal de références, on pourra citer Skyrim, Dark Souls et Shadow of the Colossus pour les plus marquant.
Seulement reprendre les bonnes idées d’autres jeu ne suffit pas forcément pour faire un bon jeu, alors qu’en est il ici ?

Il était une fois, un dragon…

Et en fait c’est à peu près tout, en effet coté scénario le jeu se veut minimaliste, et les twist scénaristique sont visible à 10 kilomètres. Vous incarnez l’ « Arisen » (Insurgé en français) vous pouvez remplacer par « élu » ça revient au même. Statut qui vous est revenu parce qu’un dragon a décider de pique niquer dans votre village de pécheurs et vous êtes le seul qui a décidé de ne pas se laisser servir de repas. Vous avez osé défier le dragon et bien évidemment vous vous êtes fait rétamer en bonne et due forme, de cet défait le dragon vous a retiré votre cœur, chose fâcheuse s’il en est.

Avec votre nouveau statut, vient comme l’oncle de Peter Parker le dit si bien, de grande responsabilité, c’est à dire que la populace vous envoie courageusement terrasser le dragon, rien que ça. Mais heureusement pour vous, vous n’êtes pas seul, vous serez accompagner durant votre périple par des Pawns (pions en français.), sorte d’être humain totalement dénué de toute initiative et ayant pour seul but d’obéir à vos moindre ordres sans broncher.

Voila c’est à peu près tout, en gros : vilain dragon apparaitre pour tout détruire, gentil héros devoir aller l’emmener 6 pieds sous terre. Tel est le postulat de départ de Dragon’s Dogma.

Vos ordres master ?

Les Pawns, il me faut évoquer plus longuement cet aspect du jeu. Vous pouvez être accompagné par 3 Pawns maximum, il faut ici distinguer les 2 types, votre Pawn principal, que vous avez créé exactement comme vous avez créé votre personnage et qui vous suivra tout au long de votre aventure progressant avec vous, et les autres Pawns que vous pourrez recruter mais qui eux ne gagneront aucun point d’expérience, vous obligeant à changer régulièrement de Pawn.

L’accent a été mis sur ces mystérieux Pawns, d’un point de vue du background, on vous dit que personne ne sait d’où ils viennent, habitant dans un monde inconnue appelé « la faille ». D’un point de vue gameplay en revanche, et l’intérêt est là, c’est que ces Pawns que vous recrutez sont en fait les Pawn principaux des autres joueurs connectés à internet, et donc leur comportement, leurs attaques, leurs équipement et allure dépende du joueur qui les a créé. En effet il est possible pour un Pawn d’apprendre aussi bien sur les quêtes, les lieux que les monstres abattus. De même votre Pawn pourra être invoqué de manière totalement transparente chez un autre joueurs (vous ne perdrez cependant pas le votre dans votre partie) et lorsque l’on révoque un Pawn, vous aurez la possibilité de lui offrir un cadeau, et de noter son allure/efficacité.

L’un des point fort du jeu par ailleurs est justement la création de personnage, qui est efficace et simple, permettant de faire tout et n’importe quoi, voir même d’un goût douteux, à l’image du Joueur du Grenier :



Warriors…….la bataille va commencer………

Si il y a bien UN point à retenir de ce DD, c’est bien le système de combat, en effet il part d’un postulat simple mais au combien efficace, la possibilité agripper absolument tout les PNJ (aussi bien les Pawns, que les monstre, que les PNJs) pour les petit adversaires notre personnage se contente de les immobiliser, mais pour les plus gros, vous pourrez complètement les escalader, à la manière d’un Shadow of the Colossus donc, et des ennemis massif il va y en avoir un sacré paquet, entre les cyclopes, les griffons et autre cocatryx, sans parler des fameux dragons !

Croquis à l’échelle d’une chimère

Associer à un système de classe complet, et vraiment différents, des combats ultra dynamique, cet aspect du jeu est juste épique à souhait, pour peu que vous ayez pratiqué du Donjon & Dragon, vous verrez sous vos yeux exactement le type de combats que vous avez toujours imaginé. Voir un griffon qui fait 5 fois votre taille fondre sur vous, je peux vous garantir que l’effet est là.

L’autre point fort du jeu est sa carte, relativement imposante sachant que le moindre bâtiment visible à l’horizon est atteignable, même si au final on arrive aisément à faire le tour, les différents lieux ont vraiment été très travail, une mention spécial pour la Witchwood particulièrement réussie.

Witchwood

Bon alors c’est bon tu m’as décidé il a l’air top ce jeu !

Oulalalalala ! Attendez-donc avant de vous jeter dessus. En effet le jeu n’est malheureusement pas dénué de défauts.
Son scénario tout d’abord comme je l’ai dit qui est ultra minimaliste (l’aventure devrait se boucler en même pas 10 heures en ligne droite), et bourré d’incohérence (le duc vous jetant au cachot et après vous être évadé vient vous reparler comme si de rien n’était par exemple.)
Sa répététivité maladive, en effet vous ne ferez que refaire inlassable encore et encore les même parcours.
Son UNIQUE ville (si on enlève le village de départ) peuplé à 80% par des Pawns en font un univers complètement creux, dénué de la moindre âme.
Sa sauvegarde unique, est je pense le pire défaut, n’espérez pas pouvoir être deux sur le jeu, ou recommencer à zéro sans perdre votre ancien personnage, ce n’est pourtant pas la première fois que Capcom tente le jeu à sauvegarde unique et le flop de Resident Evil Mercenaries 3D aurait du être suffisent, c’est tout simplement aberrent et incompréhensible…
Et enfin surtout surtout, c’est un jeu Crapcom… Et en temps que tel DD est un jeu en kit comme ils savent si bien le faire, dès le lendemain de sa sortie les premiers DLC était sortis, et à 1 mois de sa sortie ajourd’hui pas moins de 14 DLCs sont disponibles allant de simples coiffures supplémentaire, au nouvelle misions en passant par de nouveaux items, le jeu coutant de base 70€ si vous voulez l’expérience « complète » (sachant que ce ne sont pas les derniers DLC à mon avis à être sortis) il vous faudra en plus débourser 22€ supplémentaire alors c’est sur morcelé en 16 partie cela est presque transparent, mais cela fait un cout total de 92€ le jeu complet, c’est juste totalement honteux de la part de Capcom !

Alors on chasse le dragon ou pas ?

Dragon’s Dogma, fait partie de ces jeux inqualifiables, et je ne peux pas vous dire clairement si oui ou non le jeu est bon. Il possède d’excellente qualités, la tombé de la nuit par exemple que je n’ai pas abordé mais qui est magistralement maitrisé. La nuit il fait vraiment noir, et on se surprend à se diriger au son (je jouais avec un casque ce qui renforçait encore l’effet) pour deviner les créatures nous entourant, mais aussi d’énormes défauts, des longues longues traversées parfois franchement carrément inutiles et fatigantes, et je peux parfaitement comprendre que l’on ne puisse pas du tout accrocher au jeu.
Par contre pour avoir été annoncé comme le projet de plus ambitieux de Capcom, clairement oui il est décevant.

Si vous n’êtes pas trop regardant sur le scénario, que pour vous le but est le fun, alors vous aimerez Dragon’s Dogma, personnellement j’ai bouclé le jeu en prenant complètement mon temps, il m’a fallut 80H ce qui est tout à fait honorable.
Si la politique honteuse de l’éditeur ne vous rebute pas, allez y, DD fait partie de ces jeux dont le seul conseil que je saurai vous donner est « faites vous votre propre avis » (en téléchargeant la démo, gratuite, par exemple.)

Prenez un chewing-gum Emile !

Personnellement j’ai fais l’impasse sur l’édition collector, que je trouve franchement dispensable (la statuette n’était pas top à mon gout)
contenant :
– un DLC (Youppie.. -_-« )
– un livret
– une statuette

Vincent, Katherine et Catherine sont dans un bateau…


Haaaaaaaa….. Catherine.

Qui pensait il y a un an le voir débarquer chez nous ?
C’est vrai, au vu des trailers qui circulent sur le net ce jeu est vraiment un ovni.



En général la première réaction est : « Mais qu’est ce que c’est que ce truc ? »

C’est l’histoire d’un mec, il trompe sa femme et…

Voila c’est un peu ça le pitch de l’histoire. La première chose qui frappe (outre le coté un peu sulfureux du soft) c’est son histoire résolument mature. Nous incarnons donc Vincent, jeune homme de 32 ans sortant avec Katherine, une jeune femme carriériste du même age que lui, depuis visiblement longtemps car le jeu débute alors que notre couple commence subtilement à parler mariage. Seulement voila Vincent se met à faire d’étranges cauchemars et en essayant de décompresser dans son bar favoris, va faire la rencontre de la belle et sulfureuse Catherine exacte opposé de sa petite amie, après une soirée à discuter au bar, nous retrouveront notre « héros » le lendemain matin dans son lit au coté de la belle.

Ca y est, le mal est fait !

Tu fais comme tout les autres moutons, et tu grimpes ! 

Le coté gameplay est résolument le point fort du jeu. Il s’agit d’un mix entre le visual novel et le puzzle game.

Concrètement il y a deux phases. Les phases éveillées, sorte de film interactif  ou Vincent se posera des tas de questions sur sa vie, répondra à ses mails, trainera au bar etc etc. Chaque action semble avoir son importance. (ainsi si vous répondez directement aux messages vos « interlocuteurs » vous répondront, si vous tardez vous ratez des dialogues. l’histoire n’est pas la même.)

De même le jeu vous pose à certains moment de grosses questions existentiels qui ont l’air d’être un pilier du scénario. Cerise sur le gateau, si votre console est connectée à internet, après avoir répondu le jeu vous donne les pourcentages de réponse (ce sont des QCM à deux choix, il n’y a pas vraiment de mauvaise réponse.)

Puis il y a la partie cauchemars, assez difficile à expliquer, il s’agit d’un puzzle game. Vincent doit gravir une sorte de tour composé de cubes dont la base se désagrège petit à petit. Il a la possibilité de pousser les cubes pour se frayer un chemin, mais ne peut escalader les cube que un par un. Que l’on soit clair, c’est un exercice  vraiment difficile ! J’ai commencé le jeu en difficile (j’ai toujours tendance à commencer mes jeux en difficile, surtout si ça me fais galérer au début) et j’ai été vraiment complètement bloqué au niveau 2. Au final je suis redescendu au niveau « normal » et là déjà le challenge est bien corsé !

Pendant sa grimpette Vincent va rencontrer des moutons bipèdes avec qui il pourra discuter, il apprendra bien vite qu’en réalité ces moutons sont d’autres gens comme lui, que chacun se voit en humain, mais voit tout les autres en moutons. Et de même que si il chute il meurt. (Chose qui s’avère réel puisque chaque jour Vincent découvrira aux infos des « morts mystérieuses » d’hommes dans leurs lits.) Sa seule chance de s’en sortir et de grimper au sommet des huit niveaux.

Bref le gameplay est vraiment vraiment intéressant et on se pose vite la question. Est ce que je joue à Catherine de façon « honnête » ou de façon à décortiquer le gameplay ?

Car en effet on voit vite qu’on a 2 choix, soit on se range du coté de la calme et posée Katherine, soit au contraire on penche vers le vice et la sulfureuse Catherine. Les réponses aux questions sont assez obvious… Mais est-ce là la bonne façon de jouer ? Clairement pour moi non, du moins lors d’une première partie il faut essayer de se mettre à la place de Vincent et donner SES réponses, celles qui nous semblent le mieux nous correspondre. Je n’ai pas encore finis le jeu, mais j’ai hâte et je me demande comment tout cela va se terminer. :)

Tu t’es vu quand t’as bu ?

(oui je sais le titre n’a rien à voir avec cette partie :) quoique « voir == vision == graphisme ! » et toc !)

Et oui, non content de nous servir un jeu intéressant et fun, il faut voir que la direction artistique est magistrale, comme la présentation au début dans le style « téléfilm » qui va bien, l’ambiance sonore est extra et les graphismes sont sublimes. On nous présente l’histoire au tout début comme un fait divers à la télé. Tant et si bien qu’on voit dans le jeu en haut à gauche très discrètement un logo d’émission. Seul petit bémol, les voix japonaises ont été retirées des version US et EURO. Mais au final les voix anglaises sont loin d’être mauvaises et on s’y fait vite.

Cathrine artwork

Alors, vous êtes plutot Katherine ou Catherine ?

La team en charge de ce jeu est connus sous le sobriquet de « Team Persona », le « Persona » faisant référence à une série de jeu résolument mature et vraiment excellents. (De l’avis général, car je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de mettre le pad dessus. :) )

Malheureusement l’édition collector EURO est bien en dessous de l’édition JAP , mais franchement après la misère de SoulCalibur V, Catherine à su me faire du bien donc je ne lui en veux pas. :)

Catherine édition collector

Edition collector EURO

Contenu :

  • Le jeu
  • Le T-Shirt de Vincent Brooks
  • Un poster de la belle Catherine
  • 2 dessous de verre du Stray Sheep.
  • Un boite sensé représenté une boite à pizza pour emballer le tout (mais de la taille d’une boite de DVD elle fait plus boite à hamburger que pizza :p)

Voila moi je retourne essayer de survivre à mes cauchemars, si vous avez une PS3 ou une Xbox360 que les jeux atypiques ne vous font pas peur (ne vous attendez pas à de l’explosion et de la baston à tout va, ici il n’y en a pas (à la rigueurs vous pourrez occasionnellement filer un coup d’oreiller à un mouton mais c’est tout) ) et que la difficulté ne vous rebute pas, n’hésitez pas et succombez aux charmes de Catherine !

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