L’effet de masse.


Je viens de finir, il y a à peine quelques heures au moment ou j’écris ces lignes, Mass Effect 3. En parler sera un exercice difficile pour deux raisons.
La première est que certains d’entre vous qui liront ces lignes n’auront pas joué à Mass Effect 1 & 2, et que je ne peux décemment pas parler de Mass Effect 3 sans spoiler gravement le 1 & 2 (ne serais ce que par le trailer). A ce personnes là, je ferais un résumé de mon avis avant d’entrer dans le vif du sujet, et je ne saurais que trop vous conseiller de ne pas lire cet article en entier si vous n’êtes pas sur de ne jamais faire le jeu.
La 2ème raison vient du fait que ce jeu m’a laissé une vrai putain de sensation, que j’aborderais dans ma conclusion.



Vers l’infini et au delà !

Pour faire court, oui Mass Effect est définitivement une série qui mérite d’être jouée au moins une fois. C’est pour moi l’une des plus grande IP (Intellectual Property) du jeu vidéo de ces 5 dernières années, peut être même de ces 10 dernières années, autant que je me souvienne, cela fait vraiment longtemps qu’un jeu (je considère Mass Effect 1, 2 et 3 comme un seul jeu.) ne m’ait autant scotché et ceux malgré les défauts. Mass Effect 3 hérite des défauts de ses prédécesseurs, un moteur de jeu vieillissant, bien que pas non plus excessivement mauvais, ce qui fait que les personnage sont excessivement rigides. De même que la partie « action » (le TPS (Third Person Shooter)) bien moins bien calibré que la référence du genre Gears Of War.

Mais Mass Effect se rattrape grandement par son aspect RPG, son univers énorme et sa réalisation épique, j’ai frissonné plusieurs fois pendant cette trilogie.
Pour parler un peu de l’univers, Mass Effect est de la SF, l’histoire se passe dans les années 2200, l’humanité à découvert une ancienne structure extra-terrestre qui lui permet de faire des « bonds » dans l’univers, s’en suivit la découverte de plusieurs races plus ou moins accueillante. (La découverte s’est soldée par une guerre entre Humains et Turiens, appelée guerre du premier contacte.)
Mass Effect c’est un peu un mélange entre Star Wars et Stargate. Stargate pour le concept des « portes » et du fait que les humains soient les petits derniers arrivants. Star Wars pour son aspect cosmopolite (on croise plus d’une dizaine de races chacune avec son histoire propre.) et le fait qu’au moment ou se place l’histoire, les relation extra-raciales sont monnaie courante.

Si vous aimez la SF, si vous aimez Star Wars, Stargate ou les deux, alors Mass Effect est fait pour vous ! Foncez et courrez vous procurer ces 3 jeux !
Le jeu vous met dans la peau du commandant Shepard (dont vous choisissez le sexe, le prénom ainsi que l’aspect physique.) Et comme je l’ai dit, contrairement à beaucoup de RPGs, Mass Effect se veut énormément cinématographique, Shepard à sa voix, son caractère, et si les choix nous permettent 3 axes (neutre, conciliant ou pragmatique) on assiste à de vraies scène de dialogue, ce qui différencie Shepard des héros d’autres RPG, c’est qu’il est bien vivant, il n’est pas un héros éternellement muet avec juste 3 pauvres animation faciale pour seuls sentiments. Des 3 jeux le 2 est clairement pour moi le meilleur, avec une fin tellement épique, et les musiques aident énormément pour l’ambiance, et rarement vue dans le Jeu Vidéo à ma connaissance. Si vous arrivez à faire l’effort, qui peut en rebuter beaucoup, d’ingérer énormément de background dès les premières minutes du jeu, c’est gagné, vous êtes prêt pour le grand voyage, et pour tenter de sauver la galaxie, car vous vous douterez bien que vous ne vivrez pas votre vie peinard.

Encore une fois, courrez, il FAUT faire au moins Mass Effect dans sa vie, si on aime le jeu vidéo. Pour ceux qui n’ont jamais joué à la trilogie, je suis resté suffisamment évasif exprès, et je vous conseil vivement de vous arrêter là et de passer directement à la conclusion pour ne pas grandement gâcher votre expérience de jeu futur, car le principe de Mass Effect vient du fait que d’un opus à l’autre, il est possible de reprendre sa sauvegarde et donc d’avoir une histoire orientée selon ses choix. Ainsi donc, je ne peux parler de Mass Effect 3 sans parler de certains choix de Mass Effect 1 & 2, par conséquent si vous connaissez d’avance la trame de l’histoire… Bref, je vous laisse avec un trailer de Mass Effect premier du nom, et vous retrouverai à la fin de se billet (suivez le dernier gros titre ;) )



Shepard is back.

C'est la première chose qui vient à l'esprit lorsqu'on commence ce Mass Effect 3. Pour ma part j'ai tenu à ne faire qu'une fois les 3 opus d'une traite, sans refaire certains choix, c'est une histoire, l'histoire de ma shepard. Cela faisait donc 1 ans que je n'avais pas touché à Mass Effect, attendant fébrilement son retour, et mes marques sont vite revenues. On retrouve bien son/sa Shepard (je mettrais Shepard au féminin à partir d’ici puisque j’ai fais une Shepard :p), pour ceux qui ont fait la démo, vous serez heureux d’apprendre que vous n’avez eu le droit qu’à des dialogues génériques. En effet, les « vrais » dialogues fourmilles de détailles et références aux deux premiers opus, par exemple le fait d’avoir ou non sacrifié les Butariens lors de DLC entre Mass Effect 2 et 3, et ce même si la finalité reste la même. Comme je l’ai dit, parmi les points noires, on regretteras un TPS toujours aussi lourd (combien de fois je suis mort faute de me retrouver bêtement coincé, ou du fait que mon personnage refuse de se mettre à couvert.)

L’animation est aussi très raide, Shepard se balade avec un vrai balais dans le cul lorsqu’elle court sur le pont du Normandy, s’en est ridicule.
Mais pour le reste c’est clairement un sans faute, on retrouve pratiquement tout nos compagnons, pleins de choix s’offre à nous, et mordel ! On doit soulever la galaxie entière contre les moissonneurs rien que ça ! (Même si certains méritent franchement de grosses paire de baffe tellement ils sont abrutis.)
On a des choix cornéliens (je pense au génofage entre autre.)
De même certains éléments de l’histoire sont excessivement bien ficelé, le « protéen » du DLC, pourquoi Liara se retrouve avec vous alors qu’elle est courtier de l’ombre.

Bref vous inquiétudes à ce niveau là ne sont absolument pas à avoir, il y a pleins de choses à faire, pleins de lieu à visiter (même si moins de « villes » comparé à Mass Effect 2 d’ailleurs vous ne vous baladerez que dans la Citadelle, faut dire que le reste des planète est un peu occupée par les Moissonneurs.
C’est un régal, surtout si vous avez réussit à sauver tout le monde lors de la mission suicide de Mass Effect 2. Les musiques sont aussi toujours réussie (je les écoutes d’ailleurs en réalisant ce billet.)

Un sans faute ? Pas exactement.

Oui évidemment je vais aborder certains sujet qui fâche, le premier et le plus gros, c’est cette volonté de rendre Shepard plus fragile, notamment avec la scène du gosse en début de jeu. Merde à la fin, ma Shepard est « impitoyable » elle a décimé les Butariens pour la réussite de sa mission, envoyé un de ses Soldat à la mort et elle fait des putains de cauchemars à cause d’un gosse qu’elle a rencontré 30 secondes ? Non mais merde quoi ! Si ce genre de choses est valable pour un Shepard conciliant, ça fait justement pitoyablement rire pour un Shepard full pragmatique (ce qui était mon cas.)
De même que de la voir pleurer sur la mort de Kailan/Ashley, alors que celle-ci a eu lieu il y a 2 ans et qu’elle a fait largement pire dans Mass Effect 2 sans avoir le moindre remords. Si elle devait avoir des états d’âmes, il fallait commencer dès Mass Effect 2, c’est bien trop tard de s’y prendre maintenant.
Sans parler du fait que l’on peut enfin voir le visage de Tali et que ça a provoqué un tollé tellement ils ne se sont pas foulé pour le coup.

Enfin, le plus gros point noir, est sans doute la fin du jeu, et je suis loin d’être le seul à le penser. Elle est tout simplement honteuse, même si j’en ai vu qu’une sur les 3, les 3 alternatives et le Deus Ex Machina est juste complètement mal branlé, aucun choix n’est satisfaisant, ce qui laisse un franc gout amère. Malgré tout…

Toutes les bonnes choses ont une fin…

Et Mass Effect n’y fait pas exception. En conclusion, Mass Effect est une formidable histoire, une course majestueuse qui se termine en un gros crache bien moche, qui laisse une grosse tache immonde. Mais qu’importe la fin raté, le voyage est essentiel pour quiconque aime la SF.

Comme je l’ai dit faire cet article à été pour moi compliqué pour 2 points. Le deuxième c’est que j’ai finis par m’attacher à ma Shepard, que j’ai vécu avec elle son histoire (puisque je l’ai créé physiquement, ce n’est pas un personnage lambda, c’est ma Shepard, elle m’est unique.)
La voir s’en prendre plein la gueule comme ça pour finir de la sorte… Lorsque les crédits de fin ont défilé, je me suis dit « Alors ça y est, tout est terminé, c’est comme ça que ça finit ? »
Je l’ai dit, aucun des choix de fin ne me satisfaisait, je voulais une vraie fin, une vraie conclusion pour ma Shepard, pas… « ça ».
C’est cruel, je suis peut être ridicule de m’attacher autant que ça pour mon personnage, mais c’est comme ça, le fait de n’avoir fait qu’une partie l’a rendu unique. J’ai à la fois furieusement envie de lancer Mass Effect 1 avec un nouveau personnage, pour faire d’autre choix, et en même temps j’aurais l’impression de détruire « Ma » Shepard. de la reléguer au simplement rang de mécanique de jeu, et plus de personnage.

C’est pour ces sentiments que j’adore le jeu vidéo, Merci Bioware, je vous aime et en même temps je vous hais, de n’avoir pas su donner à ma Shepard la fin qu’elle méritait, pas après tout ce qu’elle a traversée…

Adieu, Commandant.

Ps : Voici le contenus de l’édition collector de Mass Effect 3 quand même :

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4 réponses à “L’effet de masse.

    • Non là c’est différent. :)
      Cela a beau être MA Shepard, je sais bien que sa vie est fabriquée par Bioware et s’inscrit dans les limites prévus par celui-ci. Je sais pertinemment que n’importe quel joueurs jouant Pragmatique aura à peu près la même Shepard sauf pour son visage. :)

      Par contre je n’ai pas attendu Mass Effect pour connaitre et éprouver les sentiments qu’on a envers une création qui nous est propre. Et comme je ne fais jamais les choses à moitié j’ai souvent du mal avec ça. :p (Ne serait ce que mon pseudo, ce n’est peut être pas grand chose, mais il vient de MON esprit, et ce pseudo c’est MOI, pour cela que ça me hérisse fortement quand je tombe sur un glandu qui m’a juste piqué mon pseudo comme un naze. :) )

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